Catégorie : nous sommes ici

  • (Ici) 8 août 2024

    Belvédère de Monteynard
  • (Ici) 31. conditionnel


    Elle s’autorisait à m’écrire, sur la carte postale d’une ville, ses souvenirs d’un autre lieu.

  • (Ici) 28. Bibliographie, Annie Ernaux

    (Ici) > Bibliographie > Journal du dehors, Annie Ernaux, Gallimard (1993)


    « C’est donc au dehors, (…), qu’est déposée mon expérience passée »


    En feuilletant un ouvrage de photographies élaboré à partir du « Journal du dehors », je découvre des extraits de ce livre que j’irai chercher le lendemain en librairie. Alors que je me retiens de « faire des images », je découvre celles-ci, très à mon goût, d’Annie Ernaux.

  • (Lu) Lisières du corps, Mathieu Riboulet

    extrait de Lisières du corps de Mathieu Riboulet

    Aux éditions Verdier, 2015

  • (Ici)

    Les grands bleus de Miró au musée de Grenoble
  • (Ici) 27. salle 5*


    Par une journée de chaleur étouffante, je me rends à vélo dans un de mes deux cinémas préférés de Grenoble, pour la séance du soir. Je suis si peu vêtue qu’il me semble être nue, pourtant dans cette toute petite salle de cinéma l’indécence me paraît venir de ces pieds nus posés sur les fauteuils. J’envie quelque peu ce laisser aller frôlant l’impolitesse dont je ne suis pas familière, et je sais déjà que de ce sentiment naît un geste que je reproduirai pour revenir dans cette salle, cette moiteur, dans l’esprit de ce film.

  • (Ici) 16. Affectueuses caresses

    Carte postale chinée en ressourcerie quelques jours avant de faire le chemin inverse (Grenoble > Arles)

    *carte-postale *ressourcerie *lieu-ressource *Arles
    *Arles voir 2.

  • (Déjà vu) août 2016

    08 2016

    pour déja vu (2023 – )

    Ce portrait de notre premier été à habiter entre les montagnes, que j’avais jugé bon de recadrer pour des raisons esthétiques, je lui redonne son cadrage original : je ne veux pas tant me souvenir que nous vapotions que garder une trace du jaune* des murs de ce balcon.

    * ce jaune que j’ai immédiatement et longtemps détesté, jusqu’à ce que je m’en accommode, allant jusqu’à choisir des chaises rouges et me ravir d’avoir déniché une nappe bariolée de jaune, de rouge, de couleurs criant bienvenue à l’été quand ma disposition habituelle est de chuchoter que je préfère avoir trop froid que trop chaud.

  • (Nous sommes ici) chez nous dans du papier bulles

    À bientôt – mais je ne sais quand – ailleurs – mais je ne sais où…

  • (Nous sommes ici) au marché

    Le maraîcher qui ne m’a pas vue depuis un certain temps s’exclame tout sourire « vous avez changé de coiffure ! » et je ne saurais dire à quel point il plaisante quand il dit qu’il m’a reconnue « parce que j’étais avec monsieur ». Sa fille avait pour habitude de nous dire que nous étions beaux, jusqu’à ce que je lui réponde un jour qu’elle n’était pas mal non plus. (J’aurais fait pareil.) ((Un match Tinder que je n’ai jamais rencontré m’a dit que je ressemblais à cette jeune femme qu’avec l’ex nous appelons affectueusement, entre nous, la reine des aromates.)) Je ne lui dis pas, à son père, que je suis venue avec monsieur, mais que je ne suis plus avec monsieur et que c’est pour cette raison qu’il nous voit moins, ensemble ou séparément. Pourquoi lui dirais-je ? Cet hiver, je ne voulais pas qu’il s’imagine que nous étions de ces rigolos qui ne viennent au marché que lorsqu’il fait beau. Pourquoi ne lui dirais-je pas ? Si je peux m’imaginer aimer quelqu’un d’autre, je ne parviens pas à me voir faire le marché, ce marché, avec quelqu’un d’autre et que la reine des aromates nous disent que nous sommes beaux, que nous sommes belles. Comment font celleux qui changent de vie sans changer de ville ? (Vont-ils encore au marché ?) Étrangement, j’aménage encore le balcon que je vais quitter : je crois que je lui dis « s’il te plaît, encore un bel été (quand même) ».