Auteur/autrice : Laetitia Dë

  • (D’un extrême à l’autre)

    Si ouverte qu’il me semble n’être plus qu’hors de moi, dispersée en x mouvements vers l’autre, traversée.

  • (Lecture) Marcheur-cueilleur

  • (Archive) Chambres à part

    Couple de photographies argentiques réalisées à quatre mains avec A.P.

    Plus de photographies ici.

  • (Lecture) Rainer Maria Rilke

  • (Lecture) Rainer Maria Rilke

    Lettres à un jeune poète
  • (Lecture) « Une attente sans fin de l’aube »

  • (Promener sa peine) Chaton

    J’attends encore de recevoir des cartes postales de villes, de régions, avec des chats.
    En dehors de ma famille, personne d’autre que toi n’aurait osé, sans mon invitation, faire ainsi affront à mes goûts, manquer d’élégance dans la correspondance.
    Tu m’appelais chat, chaton, et je te laissais faire ; c’était une façon comme nombre d’autres de se rappeler régulièrement nous nous autorisions ce que les convenances ne permettaient pas. Nous avions construit une relation qui n’appartenait qu’à nous, à côté de l’attendu social, en dehors même de ce que chacune de nous désirait, aimait.

    Cela, ce mouvement constant vers ce qui nous dérange, ce lien dans l’inconfort et l’indéterminé, c’était si beau que je pouvais supporter, apprécier même, la présence d’une carte kitsch sur l’étagère au dessus de mon bureau.

    (…)

    Pour cet hommage dans la durée, commencer une collection de cartes postales de villes ou de régions, comportant des chats.
    Inviter chacun.e à y contribuer, serait-ce tenter d’apaiser le manque, ou l’entretenir ? Pour moi, c’est un hommage aux liens qui se nouent hors des attentes.

    ___

    Pour Chaton, hommage au long cours (Promener sa peine)

  • (Lecture) Christian Bobin, Le plâtrier siffleur

    Extrait. Éditions Poésis.
  • (Nous sommes ici) 1. Motif(s)

    Quand et pourquoi est-ce qu’un jour, je me mets à remarquer les serpents de bitume sur mon chemin ? Comment est-ce que, soudain, je vois ce que je n’avais jamais vu avant ? – c’est probablement de cette question dont je ne me débarrasse pas lorsqu’après avoir vu pour la première fois, je ne cesse de m’émerveiller à chaque nouvelle vision du motif. Il me semble à présent que chaque fois que je prête attention à ces coulées noires aux formes aléatoires, je suis en train de me réjouir de n’avoir pas de réponse à cette question et ses voisines : à quoi ne prête-je pas attention pour l’instant ? Quelle est l’étendue, la nature, l’importance de ce que je vais bien finir par découvrir ? Les remarquer à nouveau, m’étonner encore, précisément pour ne pas oublier la question.

    (Autres motifs : la valériane, les tables de ping-pong publiques, les forsythias, les pare-soleil argentés sur les pare-brise)

  • Goûter – hommage à Jérôme Orsoni

    Goûter – hommage à Jérôme Orsoni, écrivain vivant et pas assez connu.
    (Infusion de thym, navettes à la fleur d’oranger / extrait de « Tout est de l’art », « Hommage des corbeaux aux pigeons »)