Auteur/autrice : Laetitia Dë

  • Nous sommes ici, et là… l’escalier de secours

    Au fond de nos poches, ce ne serait plus des sachets ou morceaux emballés de sucre que nous trouverions, mais de petits escaliers de secours.

    Là et quand survivre n’est plus tant question de calories (où peut-être bien que si, mais à l’inverse) que de s’extraire (du divertissement, des dépendances, des conditionnements, des réactions immédiates), ces rectangles de papier pliés, par l’attention que nous leur consacrerions chaque fois que nécessaire, nous (re)conduiraient au temps long.

    Tout en les formant, parcourant, de nos doigts, de notre imagination, nous serions concentrés à créer la possibilité d’une sortie.

  • (ARCHIVE)

    Anna, depuis quand ai-je arrêté de soulever ma peine ? Les haltères violettes achetées pour toi, en pensant à toi – les haltères choisies non pour leur poids mais leur couleur, celle des murs de ta chambre lors de nos premières vidéo-discussions, il me faut les remettre à leur place. Leur utilité première ici n’est-elle pas de rester en évidence, presque dans le passage, pour trébucher sur le présent ?
    Je fais à nouveau quelques étirements, je tends les bras vers celle que je veux devenir, rencontrer : je ne comprends pas tout de suite que j’ai perdu en souplesse, retrouvé ce rythme criminel qui avait toujours été le mien (quelqu’un pourrait mourir sans que j’y prête attention).
    C’est en utilisant notre nouveau moulin à café manuel que je me suis souvenue de ma promesse de muscler mes bras pour aimer en ton nom. En broyant les grains j’ai pensé à quelques amitiés que le café fin relie, j’y ai pensé sans toutefois me mettre à leur temps, négligeant à nouveau d’étirer le présent.

  • Bientôt un .pdf des tirages de la série « Chambres à part » disponibles à la vente et à l’exposition !

  • Au marché, pour « Chambres à part »

  • Essai, acrylique argentée sur tirage argentique
  • Tirage de lecture 10x15cm, base de travail pour le tirage d’exposition 13×18 au cadrage et à l’exposition légèrement différents

    J’ai pu commander cette semaine une nouvelle ampoule pour l’agrandisseur ainsi qu’un réassort de chimies et papiers pour notre laboratoire argentique. Arnaud et moi commençons à avoir une quantité satisfaisante de paires pour la série Chambres à part, et il nous faut maintenant tirer en quelques exemplaires, dans ce format 13x18cm que nous avons choisi pour les présenter, chacune des images sélectionnées. J’ai travaillé sur deux d’entre elles ce week-end, dont celle présentée ci-dessus. Elle a été prise sur une pellicule Film Washi D, film dont j’appréciais beaucoup le rendu mais qui n’est plus fabriqué actuellement (à cause de la guerre en Ukraine).

    Concernant la photographie, mes envies pour les prochaines semaines sont les suivantes : me concentrer sur mes clichés argentiques n’entrant pas dans la série commune et poursuivre les expérimentations dans le labo, publier une galerie de ces images sur le site, reprendre en main mon réflex numérique (bien qu’il soit peut-être encore tôt pour nous réconcilier…)

  • Tirages argentiques 10x15cm – Trois parmi quatre essais de solarisation (ou effet Sabatier) sur un nu au savon.
  • L’ampoule de l’agrandisseur a rendu l’âme pendant ma dernière séance de tirage, me laissant toutefois le temps de découvrir cette image issue d’une de mes deux dernières pellicules (Ilford FP4 125, appareil Reto UWS). Elle se prête, je trouve, particulièrement bien au jeu des marges bien moins propres que celles auxquelles m’a habitué mon formateur au tirage. J’aime le cliché, le rendu du tirage autant que le souvenir d’émouvantes promenades estivales auquel elle est attachée. Le tirage est un peu plus petit qu’un 10x15cm sur un papier d’environ 13×18, un format que j’apprécie et que je risque d’utiliser de plus en plus lorsque je travaillerai sur mes images n’intégrant pas la série collaborative « chambres à part ». Je retiendrai les leçons : ne pas se contenter de ce qu’on m’a appris et toujours avoir une ampoule d’avance.