• Nouvelle paire pour « Chambres à part« 

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  • Mardi 12 avril 2022

    Vous marchez avec plaisir, espérant comme à votre habitude perdre celle-ci, trouver celle-là. Une fois de plus, vous vous isolez sur un chemin tranquille, peu fréquenté, loin de l’agitation courante. Il se trouve qu’au fil du temps, vous avez développé toutes sortes de pratiques pour vous décontaminer et entendre votre forme à nouveau, malgré les porosités. En sortant de vos imaginés, vous vous retrouvez seuls face à la catastrophe. Les amis, distraits, ont-ils fui sans faire exprès avec vos possibles ? Vous voilà incapables de penser une autre version de l’histoire qui vous est racontée et vous attendez ici, patiemment, que votre peine vous reconnaisse et vous entraîne ailleurs. Celle qui se présente à vous, la seule à même d’offrir des limites à vos larmes, est illégitime. Votre tristesse épouse alors ses contours et déjà vous épuisez ce sinistre qui ne vous appartient pas : bientôt vous promènerez votre peine sous un ciel bleu.

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    Pour promener sa peine
    ou
    le désir replié
    ?

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  • Jeudi 7 avril 2022

    L’hommage d’avril consiste à soulever sa peine, à répétitions. Ça s’invente facilement, j’achète le deuxième jour une paire d’haltères de la couleur des murs de ta chambre, celle de nos premières webcams. Tu habitais violette chez tes parents, nos nuits éloignées se chargeaient du désir de nos vingt ans – de jouir, de souffrir, d’aimer sans rien y connaître – si bien qu’à trente nous n’avions su devenir de douces amies, même l’indifférence était violente. Nous imaginions le meilleur et le pire de cette rencontre si différée ; tu n’avais pas tort quand tu disais que nous ne serions froides jamais, jamais nous serions. En souvenir de tes bras et de nos promesses endurantes, j’oublie pour toi l’idéal fessier et chaque jour soulève ma peine de ne pas nous avoir osé. A répétitions j’enterre les possibles pour celle(s) que tu enviais déjà.

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  • Brouillon du dimanche 3 mars 2022

    Réalisé il y a quelques jours cette image, représentation de l’hommage non rendu de mars : « signes distinctifs ».
    L’inventaire en cours de ces hommages discrets est à retrouver sur cette page que je compte bien mettre à jour petit à petit ce mois-ci.

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  • Brouillon du 6 mars 2022*

    Programme de mars : VI. Des signes distinctifs. Je poursuis mes hommages, d’autant plus invisibles que j’accumule du retard dans la formalisation de leurs intentions et l’archivage de leurs traces. En cela (leur retard dans une chronologie que je suis seule à connaître) et par d’autres aspects, ils ont toute leur place dans ma vie (s’insèrent dans ses défauts les plus flagrants). Je sens que la joie qui revient, les désirs qui se déplient n’iront pas contre cette peine, que je les promènerai tous à la fois.

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