2019, mai

Ce mois-ci j’envisage d’écrire Turin comme une partie de mon projet ITINÉRAIRES INTIMES/TERRITOIRES DE L’IMAGINAIRE/CARTOGRAPHIE PERSONNELLE (rayez mentalement ce qui vous déplaît)
& il n’est pas exclu qu’en juin les jolis papiers offerts par l’amie retrouvée en Italie se transforment en couvertures pour des envois particuliers
(En revanche j’en ai assez de relier cousu mes livrets A5, mon nouvel objet de désir : une agrafeuse à long bras comme outil de correspondance.)

2019, avril

S’accorder le droit de corriger.

Où il devient nécessaire d’être capable d’expliquer le projet en quelques phrases sans être ni trop précise (risque de figer) ni trop vague (risque pompeux) dans les intentions.

Se sentir sur la BONNE VOIE.

La question ne devrait pas être
garder ou supprimer ce journal ?
mais
quelle forme lui donner afin de réduire le nombre de raisons pour lesquelles je serais tentée de le supprimer ?

Quelques FAUX PAS.
&
Lecture de « Dérive dans une ville créative » de Didier Moineau.
&
Microlecture du « Colosse de Maroussi » d’Henry Miller

2019, mars

Je ne prépare pas le séjour à venir, je m’y prépare.
Je relis la moitié de « Liège, oui » de Joanne Anton.

Grenoble > Pau > Grenoble >< Grenoble
(Itinéraire de pensée)

« Je n’ai devant moi que le temps de deux lessives pour avancer sur mes projets » : il y a ne serait-ce qu’un ou deux ans, cette pensée m’aurait été à plusieurs niveaux insupportable, paralysante.

« Puisqu’à quoi bon repartir si l’on a oublié le précédent voyage ? », écrivais-je alors.

Afin qu’à chaque relecture il me semble que c’était hier.

TERRITOIRES DE L’IMAGINAIRE/CARTOGRAPHIE PERSONNELLE comme espace de travail des semaines à venir.

Je ne veux pas oublier mon territoire lorsque je le quitte d’une façon ou d’une autre.

Ce geste que j’ai le désir de faire, s’y arrêter, le décortiquer et l’étendre jusqu’à ce qu’il puisse dire quelque chose d’une démarche plus vaste, des gestes passés et à venir.

2019, février

Le mardi, le jeudi après-midi, le samedi et le dimanche
& tout ce que l’on peut grapiller de temps libre aux autres jours.

Fatras de notes et d’intuitions. Notamment celle, un peu confuse, d’une bulle qui éclate. (…) Des signes que j’interprète et intègre pendant cette transition, qui augurent encore plus de perméabilité à venir.

Terminé de relier les derniers exemplaires disponibles de Particulière4. Passer à la suite, ce n’est pas réfléchir au numéro5 mais creuser des projets plus souterrains dont des bribes et brouillons apparaitront probablement tout de même ici ou sur instagram. J’inaugure cette espèce de journal-coulisses en même temps que je retrouve l’appareil-photo, la machine à écrire, le dictionnaire et les carnets. La fièvre et la fatigue empêchent de répondre au pourquoi et comment pour l’instant.

Sur le placard d’inspirations, j’ai déroulé un papier kraft et j’ai tracé la carte des projets 2019. On y voit trois territoires principaux, ainsi nommés à ce jour : aigre-doux, territoires de l’imaginaire/cartographie personnelle, liens du lexique/lexique intime.