2019, juin

L’imagination a bien du mal à me promener ailleurs qu’au bord d’un lac ou une piscine ; quand la nuit entre par les fenêtres laissées ouvertes, elle trouve de bonnes raisons de me faire transpirer, mais cela n’aide pas le projet en cours… N’en prendrait-on pas quelques vacances en s’essayant à un assemblage de mots moites ?
*
Désordre. Ai fait parvenir à la mairie mon mini-projet [Ici bientôt] alors qu’elle n’avait rien demandé. Fais attendre ceux que mon récit de Turin intéresse, de ne parvenir à le tordre comme il me plairait. L’agrafeuse est arrivée avant le contenu qu’elle devait relier, cela a-t-il une importance ? À défaut de partir cet été, je pense prendre la tangente, me soustraire à mes objectifs, me (laisser) surprendre ; mais n’est-ce pas là, toujours, mon premier but quand je m’installe dans le bureau ?
*
Création d’une page [itinéraires intimes], fragments, inspirations et brouillons du projet en cours/au long cours.

2019, mai

Et si l’ennui n’était pas de ne pas savoir quoi faire mais bien de savoir exactement ce qu’il faut faire ? (En manque de perturbations, en retard sur mes objectifs.)

Sur le site, partie « gourmandises » mise à jour.

Ce mois-ci j’envisage d’écrire Turin comme une partie de mon projet ITINÉRAIRES INTIMES/TERRITOIRES DE L’IMAGINAIRE/CARTOGRAPHIE PERSONNELLE (rayez mentalement ce qui vous déplaît)
& il n’est pas exclu qu’en juin les jolis papiers offerts par l’amie retrouvée en Italie se transforment en couvertures pour des envois particuliers

2019, avril

S’accorder le droit de corriger.

Où il devient nécessaire d’être capable d’expliquer le projet en quelques phrases sans être ni trop précise (risque de figer) ni trop vague (risque pompeux) dans les intentions.

Se sentir sur la BONNE VOIE.

La question ne devrait pas être
garder ou supprimer ce journal ?
mais
quelle forme lui donner afin de réduire le nombre de raisons pour lesquelles je serais tentée de le supprimer ?

Quelques FAUX PAS.
&
Lecture de « Dérive dans une ville créative » de Didier Moineau.
&
Microlecture du « Colosse de Maroussi » d’Henry Miller

2019, mars

Je ne prépare pas le séjour à venir, je m’y prépare.

Grenoble > Pau > Grenoble >< Grenoble
(Itinéraire de pensée)

« Je n’ai devant moi que le temps de deux lessives pour avancer sur mes projets » : il y a ne serait-ce qu’un ou deux ans, cette pensée m’aurait été à plusieurs niveaux insupportable, paralysante.

« Puisqu’à quoi bon repartir si l’on a oublié le précédent voyage ? », écrivais-je alors.

Afin qu’à chaque relecture il me semble que c’était hier.

TERRITOIRES DE L’IMAGINAIRE/CARTOGRAPHIE PERSONNELLE comme espace de travail des semaines à venir.

Je ne veux pas oublier mon territoire lorsque je le quitte d’une façon ou d’une autre.

Ce geste que j’ai le désir de faire, s’y arrêter, le décortiquer et l’étendre jusqu’à ce qu’il puisse dire quelque chose d’une démarche plus vaste, des gestes passés et à venir.

2019, février

Le mardi, le jeudi après-midi, le samedi et le dimanche
& tout ce que l’on peut grapiller de temps libre aux autres jours.

Fatras de notes et d’intuitions. Notamment celle, un peu confuse, d’une bulle qui éclate. (…) Des signes que j’interprète et intègre pendant cette transition, qui augurent encore plus de perméabilité à venir.

Terminé de relier les derniers exemplaires disponibles de Particulière4. Passer à la suite, ce n’est pas réfléchir au numéro5 mais creuser des projets plus souterrains dont des bribes et brouillons apparaitront probablement tout de même ici ou sur instagram. J’inaugure cette espèce de journal-coulisses en même temps que je retrouve l’appareil-photo, la machine à écrire, le dictionnaire et les carnets. La fièvre et la fatigue empêchent de répondre au pourquoi et comment pour l’instant.

Carte des projets 2019 :  trois territoires principaux, ainsi nommés à ce jour : aigre-doux, territoires de l’imaginaire/cartographie personnelle, liens du lexique/lexique intime.